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  • : Le club cinéma du collège Bergpfad
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  • : Ce blog regroupe les travaux et réflexions des élèves participant au club cinéma du collège Bergpfad d'Ham-sous-Varsberg (57880), ainsi que la présentation des thèmes des séances du lundi, animées par Mr Lesouef.
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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 14:37

La bienveillance que Tim Burton porte à ses monstres et à ses personnages marginaux est une des constantes de son oeuvre. S'il leur prête une tendresse toute particulière, c'est qu'il se sent proche d'eux. Enfant, il peinait à s'intégrer et se sentait parfois rejeté. Il faut dire que son goût pour le macabre collait peu avec le conformisme lisse des habitants de son quartier de Burbank, en Californie. Tim Burton se projette bien souvent dans ses personnages, faisant d'eux en quelque sorte ses alter egos.

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Difficile de ne pas voir en Vincent, le héros de son premier court métrage (1982), un autoportrait. Admirateurs de Vincent Price et d'Edgar Allan Poe, tous les deux partagent un goût prononcé pour le macabre et les films de monstres.

04Pee-Wee Big Adventure (1985)38-PeeWeeBigAdventure Reubens

Son premier long métrage, Pee-Wee big adventure (1985), présente un personnage atypique d'homme-enfant qui, vivant dans sa bulle, va se heurter aux regards critiques et à la dureté du monde extérieur, dans sa quête pour retrouver son vélo.

 

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Edward aux mains d'argent (1990), autre personnage central dans l'oeuvre de Tim Burton, est également un exemple d'être marginal, profondément attachant mais incapable de s'intégrer au monde dit civilisé. D'abord célébré pour ses talents par les habitants du quartier dans lequel il est recueilli, son innocence et sa gentillesse finiront par lui porter préjudice, et sa différence suscitera finalement la méfiance et la haine. Tout comme Sparky dans Frankenweenie (voir la séance de la semaine dernière), il sera contraint de prendre la fuite, poursuivi par une foule en colère.

 

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Même ses personnages de méchants sont présentés de telle manière qu'ils suscitent l'empathie. Dans Batman, le défi (1991), le personnage du pingouin, incarné par Danny De Vito, en est un parfait exemple. Alors qu'il commet tout au long du film des actes impardonnables, allant même jusqu'à essayer d'enlever les enfants de Gotham City pour les noyer dans l'eau des égouts, le réalisateur arrive quand même à le rendre attachant. En effet le film s'ouvre sur sa naissance et son abandon par ses parents qui, effrayés par son apparence, n'hésitent pas à le jeter dans les égouts. La mort du personnage est également éloquente : au son d'une magnifique partition de Danny Elfman, le compositeur attitré de Buton, les pingouins, qui constituent finalement la seule vraie famille du bad guy, poussent le corps de ce dernier jusqu'à l'eau, en un triste cortège funèbre.  

 

 09Ed Wood (1994)edwood2

Avec son Ed Wood, réalisé en 1994, Tim Burton rend hommage à un autre personnage de loser magnifique. Biopic (film biographique) fantasmé sur celui qui fut surnommé le plus mauvais réalisateur de tous les temps, le film présente pourtant avec une profonde sympathie le réalisateur maudit et conspué par la critique, et la bande de bras cassés qui l'aide à concrétiser des films tels que Bride of the monster (1955) ou Plan 9 from outer space (1959). Pas question ici de se moquer d'Ed Wood (superbement incarné par Johnny Depp) et de son équipe, même si on ne peut s'empêcher de voir en eux une bande de joyeux illuminés.

 

13Big Fish (2003)big fish 08

Bref, dans le cinéma de Tim Burton, les marginaux sont attachants et les monstres ne sont pas si méchants qu'ils n'y paraissent, à l'image de la sorcière ou du géant dans Big fish (2003), dont un extrait est venu ponctuer cette séance.

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Publié par clubcinema-bergpfad - dans Les séances du club cinéma
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