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  • : Le club cinéma du collège Bergpfad
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  • : Ce blog regroupe les travaux et réflexions des élèves participant au club cinéma du collège Bergpfad d'Ham-sous-Varsberg (57880), ainsi que la présentation des thèmes des séances du lundi, animées par Mr Lesouef.
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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 02:32

La momie (1932)a-mumia-the-mummy-universal-monsters-diamond MLB-F-28745402

Avec la découverte du tombeau de Toutânkhamon en 1922, le public occidental se prend de passion pour l'Egypte ancienne. Les journaux des années 1920 font leurs choux gras du mystère entourant les décès des membres de l'équipe de fouille de la tombe du pharaon. La mise en garde retrouvée dans le tombeau, menaçant de mort quiconque oserait profaner les lieux, frappe l'imaginaire collectif. On se prête alors à frissonner à l'idée d'une malédiction ancestrale. S'emparant du phénomène, le studio Universal, ragaillardi par les succès de Dracula et de Frankenstein, met en chantier La momie (1932), dont la réalisation est confiée à Karl Freund. Boris Karloff, qui est devenue une icône de l'horreur en incarnant le créature de Frankenstein, endosse ici le rôle d'Imhotep, prêtre de l'ancienne Egypte. Fou d'amour pour Ank-Souh-Namun, la fille de pharaon, il brave l'interdit le contraignant à ne pas la toucher. Démasqué, il sera impitoyablement puni puisqu'il va être momifié et enterré vivant. Lorsqu'une expédition remonte à la surface son sarcophage quelques 3000 ans plus tard, Imhotep revient à la vie. A Londres, il va tenter de faire revenir l'âme de sa bien-aimée.

Comme beaucoup de ses confrères monstrueux, la cause des malheurs d'Imhotep et de ses mauvaises actions se résument en une seule et simple chose : l'amour, un amour contrarié, maudit, impossible. Derrière chaque film de monstre classique se cache une déclinaison du thème de la belle et la bête.
affiche_Momie_1999_2.jpgla_momie_the_mummy_1999_reference.jpg
La momie version 1932 ne manque pas de qualités (la beauté de sa photographie, le jeu sobre et magnétique de Boris Karloff), mais souffre d'un manque de rythme. Ce n'est pas le cas du remake de 1999. Ce film de Stephen Sommers a le mérite d'avoir considérablement étoffé le scénario et varié les lieux de l'action. En mélangeant le fantastique au film d'aventures et à la comédie, cette nouvelle momie offre un spectacle très divertissant, dans la droite lignée de la saga Indiana Jones. Un dépoussiérage réussi donc.
 
L'homme invisible (1933)homme-invisible-1933-14-g
En 1933, le studio Universal sort L'homme invisible, réalisé par le talentueux James Whale. Le metteur en scène de Frankenstein (1931) conte ici les aventures de Jack Griffin, un scientifique ayant expérimenté sur lui même une potion d'invisibilité. Il s'isole de ses proches dans l'espoir de trouver une formule pour renverser les effets de son extraordinaire découverte. Son mauvais caractère va malheureusement attirer l'attention sur lui et le pousser au crime.
Si dans les différentes séquelles le mettant en scène l'homme invisible devient un personnage positif, il est au contraire mégalomane et malfaisant dans le film orignal. Rendu fou par ses expériences, il est ici ivre de puissance et n'hésite pas à provoquer le chaos, allant jusqu'à faire dérailler un train. Son penchant destructeur le mènera à sa perte.
 
030Le fantôme de l'opéra (1943)035fantome-de-l-opera-1943-03-g
Déjà adapté sous l'égide d'Universal en 1925, le roman de Gaston Leroux, Le fantôme de l'opéra, connaît une nouvelle adaptation en 1943, en technicolor trichrome (procédé pour obtenir des images colorisées au moyen d'une caméra dans laquelle trois négatifs sont imprimés simultanément). Le fantôme de ce film est bien de chair et d'os, puisqu'il s'agit d'un musicien de l'opéra Garnier de Paris, Erique Claudin. Convaincu du talent d'une cantatrice, il finance en secret les cours de chant de cette jeune femme. Licencié et sans le sou, il sombre dans la folie lorsqu'il croit s'être fait voler le concerto sur lequel il travaillait depuis deux ans. Le visage défiguré par de l'acide, il se terre dans les égouts de Paris, sous l'opéra. Dans sa folie, il tente à tout prix d'imposer en tête d'affiche la jeune chanteuse qui l'obsède, quitte à assassiner les personnes qui le gênent dans son projet.
Le "fantôme" est incarné par Claude Rains, acteur britannique ayant déjà interprété pour le studio l'homme invisible et le père du loup-garou. Alors que dix ans auparavant il peinait à obtenir des rôles majeurs, il excelle ici à rendre le personnage de Claudin touchant, avant que sa vie ne bascule et qu'il ne prenne le masque. Film hybride mélangeant l'horreur, la comédie musicale, le policier et le burlesque, cette nouvelle version du fantôme de l'opéra rencontra un vif succès et reçu deux oscars pour sa direction artistique et sa photographie.
 
Creature-from-the-Black-Lagoon-movie-poster-600x944.jpgbluray-universal-monsters-20
Pour les petits Américains ayant grandi dans les années 1950, le monstre marquant de leur enfance est L'étrange créature du lac noir (1954). Dans ce film de Jack Arnold, des scientifiques reçoivent le squelette d'un bras humanoïde avec une main palmée et griffue. Dans l'espoir d'en découvrir plus, ils se rendent en Amazonie, sur les lieux de cette curieuse trouvaille. Ils ignorent qu'ils vont découvrir bien plus que des restes fossilisés.
Comme beaucoup de monstres classiques, la créature du lac noir attire la sympathie. Elle est la dernière de son espèce et, après tout, ce sont les scientifiques les intrus, puisqu'ils perturbent son habitat et son mode de vie. La créature connu un succès considérable. Elle rempilera dans deux suites (La revanche de la créature (1955) et La créature est parmi nous (1956)) et sera l'objet d'un merchandising délirant avec le déferlement d'une multitude de produits dérivés.
050revenge-of-the-creature-1955-0051The-Creature-Walks-Among-Us-3

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Publié par clubcinema-bergpfad - dans Les séances du club cinéma
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