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  • : Le club cinéma du collège Bergpfad
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  • : Ce blog regroupe les travaux et réflexions des élèves participant au club cinéma du collège Bergpfad d'Ham-sous-Varsberg (57880), ainsi que la présentation des thèmes des séances du lundi, animées par Mr Lesouef.
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 20:21

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Les films catastrophe du nouveau millénaire vont connaître quelques évolutions thématiques. En effet, ces films catastrophe des années 2000 sont souvent le reflet de nouvelles préoccupations telles que les pandémies, le réchauffement climatique et les différents dérèglements qui en découle. Le Jour d'après de Roland Emmerich (2004) imagine un réchauffement climatique accéléré provoquant de gigantesques catastrophes aux quatre coins du globe : chute de gros grêlons à Tokyo, tornades à Los Angeles, raz-de-marée sur New York... Au début du film, on a pu voir un énorme morceau de banquise se détacher sous les yeux de scientifiques médusés. Bien qu'on soit ici dans l'exagération, ce passage est venu rappeler aux élèves que la hausse des températures des océans provoque une accélération de la fonte de la banquise, et donc une montée globale des eaux. La séquence de New York submergée par les eaux a aussi été projetée aux élèves. Bien que l'ensemble du film soit totalement irréaliste, les effets spéciaux ont au moins le mérite d'être très réussis.

 

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On passera rapidement sur 2012 (2009) du même réalisateur. Le film s'appuye sur une "prophétie" maya (en fait la fin de leur calendrier astral) aussi idiote que surmédiatisée, pour livrer au spectateur un florilège de scènes de catastrophes absurdes. Les personnages principaux, caricaturaux et têtes à claque, sont toujours au mauvais endroit au mauvais moment, mais s'en sortent toujours de manière totalement irréaliste. Bref un déluge d'effets spéciaux pour un film bien creux.

  
Alerte! (1995)060Contagion (2011)Pandémie (2013)
Les catastrophes bactériologiques sont aussi une menace régulièrement abordée au cinéma. La peur des pandémies est aujourd'hui très vivace et réaliste, comme l'ont prouvé la grippe aviaire ou encore actuellement le virus Ebola en Afrique de l'Ouest. C'est précisemment en Afrique que débute l'action d'Alerte ! de Wolfgang Petersen (1995). Un nouveau virus particulièrement virulent apparaît au Zaïre dans un campement de mercenaires. Les autorités étouffent l'affaire en détruisant le site avec une bombe incendiaire. Le virus n'a pas pour autant disparu et va même réapparaître aux Etats-Unis, par l'intermédiaire d'un petit singe contaminé, amené sur le continent pour un laboratoire pharmaceutique. Une équipe de scientifiques de l'armée, spécialisés dans les armes biologiques, va faire tout son possible pour enrayer cette épidémie mortelle.
Plus récemment, le film Contagion de Steven Soderbergh (2009), bien qu'assez ennuyeux à suivre, montre avec plus de réalisme la lutte contre une pandémie causant des centaines de milliers de morts partout dans le monde. On assiste à l'enquête pour retrouver le patient zéro (la première personne contaminée) et les personnes avec qui il est entré en contact, et parallèlement, on suit le travail dans les laboratoires pour identifier le virus et tenter de découvrir un vaccin.
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Le film sud-coréen Pandémie de Kim Sung-Soo (2013) est quant à lui plus rythmé et donc plus agréable à suivre. Des migrants clandestins, arrivés dissimulés dans un conteneur, apportent avec eux un virus particulièrement agressif, qui ne tarde pas à se répandre dans la population. Face à ce fléau, les autorités publiques, comme bien souvent dans ce genre de films, tardent à écouter les conseils des médecins et tentent de dissimuler la vérité à la population. Leur négligence et leur réticence à placer la ville en quarantaine va permettre à l'épidémie de s'étendre jusqu'à un point dramatique. Bien que la menace soit invisible à l'oeil nu, on a bien ici à faire à des films catastrophe respectant tous les codes du genre.
 
World Trade Center (2005)worldtradecenter01
Les catastrophes marquantes de l'histoire récente ont parfois été portées au cinéma. Les attentats ayant frappé les Etats-Unis le 11 septembre 2001 ont assez rapidement inspiré la production de métrages. On peut citer le réussi Vol 93 de Paul Greengrass (2006), racontant l'histoire des passagers s'étant rebellé contre les pirates de l'air d'Al-Qaïda, ayant détourné leur vol pour aller s'écraser sur le Pentagone.
C'est la bande annonce de World Trade Center (2005) qui a été projetée en classe. Ce film d'Oliver Stone raconte l'histoire de policiers new-yorkais bloqués dans les décombres du World Trade Centre, après l'effondrement des gratte-ciels provoqué par le crash de deux avions de ligne détournés par les terroristes. Le film se veut surtout un hommage au courage des sauveteurs. Il évite tout sensationnalisme facile en se dispensant notamment de montrer la collision des avions dans les tours. Tout au plus verra-t-on l'ombre d'un des appareils (voir photo ci-dessus). L'action, toujours à hauteur d'homme, se concentre principalement sur la survie de deux sauveteurs ensevelis (une histoire vraie soit dit en passant) et sur leurs familles, mortes d'inquiétude, dans l'attente de leurs nouvelles. Le film est au final tellement plein de bons sentiments et anti-spectaculaire qu'il en devient ennuyeux.
 
The Impossible (2012)the-impossible-movie-photos03
Traitant du tsunami ayant dévasté le littoral de l'océan Indien le 26 décembre 2004, The Impossible de Juan Antonio Bayona (2012) est un film catastrophe très réussi, en tout cas l'un des meilleurs qu'il m'ait été donné de voir (Merci Léna!). L'action du film se passe en Thaïlande. On y suit une famille anglaise avec trois enfants, partie passer les vacances de Noël sur le littoral, jusqu'à ce qu'un tsunami, provoqué par un séisme sous-marin, ne vienne tout bouleverser. Le scénario se base sur une histoire vraie vécue par une famille espagnole qui va se retrouver séparée par cette catastrophe naturelle. Dans la séquence visionnée, les élèves ont pu observer l'arrivée du tsunami. On y voit la mère et le fils ainé de la famille emportés par la vague destructrice. La fureur des éléments est particulièrement réaliste. Les élèves ont remarqué que pour impliquer le spectateur dans l'action, le réalisateur espagnol utilise différents effets visuels et sonores (écran noir, acouphènes). On ressent la perte de repère et la violence des chocs subis par les personnes entraînées par la vague. L'immersion du spectateur dans le calvaire vécu par les personnages en est renforcée. Le tour de force de The Impossible c'est de parvenir à rendre haletant et émouvant le sort de ses protagonistes, et ce même après le passage du tsunami. Contrairement à beaucoup de films catastrophe récents, celui-ci ne se repose pas uniquement sur ses effets spéciaux (d'ailleurs particulièrement réussis) pour emporter l'adhésion des spectateurs.
  
Melancholia (2011)Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare (2012)Interstellar (2014)
Ces dernières années, plusieurs films utilisent l'argument catastrophique, mais le relègue au second plan. La catastrophe du scénario n'est plus qu'un prétexte pour parler d'autre chose. Prenons l'exemple de Melancholia de Lars von Trier (2011). Dans ce film, une gigantesque planète se dirige vers la Terre et risque de la détruire en cas de collision. En dehors du final (voir dans la vidéo ci-dessous), le réalisateur se désintéresse largement de cette menace. Ne cherchez pas ici de scènes de panique collective, de pillage ou de tentatives desespérées de trouver un abri. Melancholia est en réalité un drame familial, qui aurait tout à fait pu se passer de l'argument catastrophique.
Quelques comédies récentes ont également pris en toile de fond l'argument catastrophique. C'est le cas de Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare de Lorene Scarafia (2012) ou de C'est la fin de Seth Rogen et Evan Goldberg (2013). Dans le premier film, un quadragénaire (Steve Carell) se fait plaquer par sa femme au moment où on apprend que la mission, censée détruire un astéroïde de 110 kilomètres de diamètre fonçant droit sur la Terre, a échoué. Il reste trois semaines avant la fin du monde. On suit alors les mésaventures de cet homme discret et timide, alors que la civilisation est en train de s'effondrer. Le deuxième film, plus loufoque, dépeint une fin des temps biblique, à laquelle tentent de survivre des acteurs jouant leur propre rôle.
Le dernier film de Christopher Nolan, Interstellar (actuellement au cinéma), présente une planète Terre mourant à petit feu. Le début du film plante une ambiance de film catastrophe. La Terre est balayée par des tempêtes de poussière et l'air, de plus en plus chargé en azote, devient difficilement respirable. Ces nuages de poussière dévastant les cultures et recouvrant tout dans les maisons rappellent une catastrophe écologique ayant frappé le Sud des Etats-Unis en 1934, pendant la Grande Dépression : le Dust Bowl. Durant une dizaine d'année, une série de tempêtes de poussière avait ravagé le Sud des Grandes Plaines, le coeur agricole des Etats-Unis, provoquant l'exode de nombreux agriculteurs vers la Californie.
073interstellar-dust-copie-1.png074Dust Bowl - Dallas, South Dakota 1936
Dans Interstellar, pour sauver l'humanité, la NASA a lancé un programme pour trouver d'autres mondes habitables en dehors de notre univers. Le postulat catastrophique de départ débouche alors sur une aventure spatiale passionnante.

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Publié par clubcinema-bergpfad - dans Les séances du club cinéma
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