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  • : Le club cinéma du collège Bergpfad
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  • : Ce blog regroupe les travaux et réflexions des élèves participant au club cinéma du collège Bergpfad d'Ham-sous-Varsberg (57880), ainsi que la présentation des thèmes des séances du lundi, animées par Mr Lesouef.
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 17:57

Le cuirassé Potemkine (1925)JCVD (2008)Cloverfield (2008)

Pour cette première séance de l'année 2015, nous avons étudié trois séquences issues de films très divers, tant dans leur genre que dans leur place dans l'histoire du cinéma : Le Cuirassé Potemkine, JCVD et Cloverfield. Cette étude nous a permi de parler de l'art du montage, de la technique du plan-séquence et de la mode du found footage.

GCM POTEMKIN 01

Nous avons débuté notre séance avec un extrait d'un chef d'oeuvre du cinéma russe : Le Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein (1925). C'est la fameuse séquence de panique sur les escaliers d'Odessa qui a été projetée. Nous avions déjà étudié cette séquence il y a quelques années : Incroyables séquences (première partie). On y voit une foule, qui était rassemblée pour acclamer des marins en grève, fuir à l'arrivée des troupes du tsar. Ces derniers tirent sur la foule sans sommation. Après avoir demandé aux élèves dans quel camp se positionnait le réalisateur, nous avons analysé sa façon de représenter les civils (des gros plans sur leurs visages dévoilent leurs émotions) et les soldats (déshumanisés, on ne voit pas leur visage mais leur dos, leurs bottes et leurs fusils). La nervosité du montage, pour accentuer la tension et le sentiment de panique dans la séquence a aussi été décryptée.

  
extrait jcvd 4
Jean-Claude Van Damme est un acteur particulièrement original. Star du cinéma d'action depuis 30 ans, avec une quarantaine de films au compteur, le comédien belge est surtout connu des collégiens pour ses élucubrations prononcées à la télévision (Une philosophie maladroite : link, ou parfois assez délirante: link) ou pour ses publicités humouristiques (link). Le film de JCVD de Mabrouk el Mechri (2008) est, au milieu de sa filmographie toute en muscles (un extrait de Chasse à l'homme de John Woo (1993) a également été projeté et commenté : link), particulièrement intéressant car le comédien s'y livre comme jamais, en incarnant son propre rôle. C'est la séquence qui ouvre le film qui a été décryptée. Il s'agit d'un plan-séquence montrant Van Damme en pleine scène d'action, éliminant les soldats d'une base ennemie. Le plan-séquence, dans lequel l'ensemble d'une séquence est filmée sans avoir recours au montage de différents plans, a déjà été abordé dans des séances précédentes (ici : Le plan-séquence et ici : Le langage cinématographique (Reprise)). Il constitue pour l'ensemble de l'équipe de tournage un véritable tour de force puisque toute l'action (et il y en a dans cette scène!) doit être réalisée sans coupure. Les comédiens et les figurants cascadeurs doivent suivre une chorégraphie très précise, et donc très répétée, pour exécuter et enchaîner les mouvements voulus dans le champ de la caméra. L'opérateur qui porte la caméra doit veiller à bien cadrer les comédiens, tout en montrant une action fluide, et sans dévoiler l'envers du décor. L'équipe technique, notamment les artificiers, est également au diapason pour déclencher les impacts de balles et les explosions à la seconde près. La séquence se termine sur un trait humouristique rappelant que le moindre détail peut faire échouer ce type de plan. Tout est alors à recommencer.
  
cloverfield-liberty-head
Le troisième extrait visionné ce lundi provenait du film Cloverfield de Matt Reeves (2008). Le réalisateur a fait parler de lui l'été dernier pour avoir mis en scène le réussi La Planète des singes : l'affrontement, cinquième film au box office français (nombre d'entrées en salle) en 2014. Nous avions déjà parlé de Cloverfield l'année dernière lors de notre thématique sur les kaijus eigas (Planquez-vous, voilà les kaijus! (2/2)) et nous y sommes revenus pour traiter cette fois de la technique du found footage. Les films en found footage sont actuellement très nombreux et les élèves n'ont eu aucune difficulté à en citer quelques exemples. Ce type de films, constitués à partir d'images soit disant tournées sur le vif au moyen de caméras personnelles, de téléphone ou de tout autre dispositif d'enregistrement vidéo, a littéralement envahi les écrans ces dix dernières années. L'intérêt de cette méthode est de donner un rendu plus brut aux séquences, se voulant ainsi plus réalistes. Dans Cloverfield, un monstre géant apparaît en plein New York. On y suit un groupe de jeunes qui étaient réunis dans un appartement pour fêter le départ au Japon de l'un des protagonistes. L'un de ses amis avait été chargé de filmer au caméscope un petit message de chaque invité. Quand la catastrophe survient, il emporte avec lui la caméra et va ainsi filmer tous les évènements du film. La séquence projetée a permi de voir avec les élèves les avantages du found footage, mais aussi ses inconvénients. La caméra est secouée dans tous les sens ce qui fait bien ressentir la panique qui s'empare des personnages, mais peut aussi agacer à force d'images saccadées. L'action est filmée à hauteur d'homme et peut, lorsque les cadrages sont réussis, se montrer très immersive. Certaines situations de ce type de films n'en sont pas moins ridicules. Comment expliquer que, alors que sa vie est directement menacée, le personnage portant la caméra continue coûte que coûte à filmer l'action.

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Publié par clubcinema-bergpfad - dans Les séances du club cinéma
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